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13/03/2012

Engrenages

 poésie,engrenages, sculpture, marie gauthier, nestor

Y'en a qui ramènent des trombones
Y'en a qui ramènent des stylos
Y'en a qui ramènent des gommes
Quand ils rentrent du bureau
Moi j'préfère les engrenages
Que j'trouve au fond du garage

(Poèmes marciens, 13/03/2012 ; Marc Novost, tous droits réservés)
(Sculpture : Nestor, Marie Gauthier, 16/10/2011, tous droits réservés)

13/02/2010

Et in Acedia ego

Mélancolie (Marie Gauthier, 09-02-2010).JPG

Il a le regard oblique des gouttes de pluie. Ses bras pourraient sembler trop grands, mais seulement aux yeux de ceux qui ne voient pas combien vaste est son Manque. Car c'est l'Absence qu'il enserre et c'est en elle que son silence se perd. Les mêmes gens lui trouveront, sous l'échine courbée, l'air abattu, résigné. Ils ne verront pas, dans le regard qu'il lance de temps à autre vers le soleil, luire un espoir qu'il a précieusement enfoui au fin fond de ses prunelles, camouflé d'un bleu changeant. Dans sa Réalité, il attend. "Agir sans agir", assis sur le vert tapis de cet étrange billard que l'on nomme Fortune, où tout s'entrechoque si bruyamment que l'on a tôt fait de perdre la boule. De ce fracas, il se protège par un rideau de pensées qu'il tisse jour après jour, et que le vent vient parfois éveiller. Un jour, peut-être, l'homme s'étendra-t-il dans son écrin de verdure et sourira aux étoiles, les mains calmes enfin, les mains apaisées pour la première fois...

(Carnet vert, 13/02/2010 ; Marc Novost, tous droits réservés)
(Sculpture : Mélancolie, Marie Gauthier, 09/02/2010, tous droits réservés)