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19/11/2012

Prière à Héphaïstos

Comment dire à un petit animal blessé,
Quand toute la trame de son existence
Est tressée de cris, de pleurs et de violences,
Tous les bons soins que l'on voudrait lui prodiguer ?

Si les mots n'existent pas, je veux les forger
En fondant les pesants maillons de ses chaînes,
Et j'en ornerai son âme souveraine,
Ceignant d'un filet d'argent son front apaisé

Ô Héphaïstos, ouvre tes foyers ardents
Au poëte, et prête-lui ton enclume,
Que de son poing rageur, il frappe sa plume !

Donne-lui le marteau, dont le rythme tintant
Brisera de son chant saccadé, haut et clair,
Les sombres anneaux d’un petit animal fier

(Poèmes marciens, 19/11/2012 ; Marc Novost, tous droits réservés)