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24/02/2010

Au pied de l'arbre

Arbre (Marc Novost, pastel et fusain, 27-10-09).jpg

Au pied de l’arbre échoué dans la plaine,
L’âme penchée et la tête incertaine,
J’offre aux passants des corbeilles de fruits noirs
Et j’attends, comme le loup appelle le soir

Pour toi j’ai mis dans un panier profond
Les mots lourds dont les branches se défont,
Mêlant à l’ombre et aux fleurs bigarrées
L’âpre confit de prunelles égarées

À pleines mains, puise au creux de l’osier
Ces boules de foudre ! Qu’un sombre brasier
S’enroule autour de tes bras, de ton cou !

Sertie dans ce ténébreux caducée,
Ne crains plus l’ire de Vénus courroucée :
Par Hermès te voilà reine, et moi fou !

(Poèmes marciens, 24/02/2010 ; Arbre, pastel et fusain, 27/10/2009 ; Marc Novost, tous droits réservés)