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02/07/2009

Dans la Sorgue, une vouivre

Impératrice de la Venise comtadine
Tu règnes sur mes songes comme sur les flots l'ondine
De tes yeux immenses pour échapper à la nasse
Mon regard se perd emporté par l'eau qui passe

L'algue qui danse - ô chevelure serpentine
Parée de mille diamants sur l'aigue éméraldine
La truite, la feuille rougie menée en tourbillon
Dans le courant cristallin m'emportent au fond

Ni la brise qui agite la verte frondaison
Ni ce battement d'ailes posé comme un frisson
Rien ne vient troubler ma calme et douce torpeur,
Que cet infime espoir qui palpite en mon cœur

Les fayes t'ont donné des ailes, dragon migrateur,
Déjà tu t'envoles pour les Îles ou l'Argentine

Pour moi, nul voyage - un destin couleur caillasse
Inerte et lourd, las je me meurs, attendant matines

(Poèmes marciens, 02/07/2009 ; Marc Novost, tous droits réservés)

28/06/2009

Edelweiss

Toi qui, du haut des cimes,
- Ô Reine des Montagnes !
Tutoies et charmes les dieux,

Reçois de mon cœur en abîme,
Afin qu'il en témoigne,

Un soleil riant et radieux

(Poèmes marciens, 28/06/2009 ; Marc Novost, tous droits réservés)

22/05/2009

Dévoraison

poésie, la semeuse aux deux visages, peinture, violette prems, saisons

Monotone n'est pas austère
Alors viens, lis vers et chante
Même si moi, j'erre sûr d'effroi
Prie un temps - oh, pas que pour moi !
Pour celles aussi qui étaient
En creux de vagues, en roux sillons,
Telles les seize ondines
À la table de Kronos

***

Mon automne n'est pas austère
Alors viens, l'hiver, et chante !
Même six mois... gerçure des froids...
Printemps - Ô Pâques, pour moi !
Pour celles aussi qui - été,
En creux de vagues, en Roussillon -
Telles les saisons, dînent
À la table de Kronos

(Poèmes marciens, 22/05/2009 ; Marc Novost, tous droits réservés)
(Acrylique sur toile : Saisons, Violette Prems, 14/04/2010, tous droits réservés)