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27/05/2010

Soleil sur la mer

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Écoute le chant de la Nuit
Planer sur l’onde encore calme
Autour d’un navire qui s’enfuit
Lourd d’épices et d’huile de palme

Voilà monter une lueur
Qu’étouffe la brume marine
Comme le feu des naufrageurs
S’éteint aux cloches de matines

L’Océan s’étire lentement
Il gonfle ses muscles un à un
Éveillé par l’Astre naissant
Fait le dos rond tel un félin

Éclats de vert sur l’horizon !
L’Astre, iridescente opale
Sous la caresse de son rayon
Apaise le fier animal

Bien vite l’instant de trêve s’enfuit
Et la couronne sinople
Retombe au ventre de la Nuit
Par-delà Constantinople

Au front altier de Phoebus brille
Un nouveau diadème orangé
Et le céleste aurige étrille
Les nues au voile déchiré

Pris d’une jalouse colère
L’Océan lance ses coursiers
L’écume blanche de leur crinière
Flotte sur les lames d’acier

L’élan des cavales furieuses
Se brise sur la herse d’or
Que la Lumière victorieuse
Dresse en un fabuleux décor

Dans leur immense écrin d’azur
Se déplient les ailes de Gloire
Tandis qu’à l’ombre des masures
Déjà les hommes aspirent au soir

(Poèmes marciens, 27/05/2010 ; Marc Novost, tous droits réservés)
(Acrylique sur toile : Soleil sur la mer, Violette Prems, 30/03/2010, tous droits réservés)

24/02/2010

Au pied de l'arbre

Arbre (Marc Novost, pastel et fusain, 27-10-09).jpg

Au pied de l’arbre échoué dans la plaine,
L’âme penchée et la tête incertaine,
J’offre aux passants des corbeilles de fruits noirs
Et j’attends, comme le loup appelle le soir

Pour toi j’ai mis dans un panier profond
Les mots lourds dont les branches se défont,
Mêlant à l’ombre et aux fleurs bigarrées
L’âpre confit de prunelles égarées

À pleines mains, puise au creux de l’osier
Ces boules de foudre ! Qu’un sombre brasier
S’enroule autour de tes bras, de ton cou !

Sertie dans ce ténébreux caducée,
Ne crains plus l’ire de Vénus courroucée :
Par Hermès te voilà reine, et moi fou !

(Poèmes marciens, 24/02/2010 ; Arbre, pastel et fusain, 27/10/2009 ; Marc Novost, tous droits réservés)

08/02/2010

Tes silences

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Plus rien à dire, tant à exprimer...
Seuls les mots font défaut. 

Ceux qui ont appris le silence 
Auront plus que des yeux pour te lire, 
Plus que des oreilles pour t'écouter,
Plus que des mains pour t'écrire,
Plus qu'une bouche pour te parler.

Ils t'offriront l'épaule amicale 
Pour recueillir tes larmes muettes.

Pleure, Amie, pleure encore,
Et tu verras dans ses pâles rayons
Comment la Nuit engendre le Jour
Pour l'effacer aussitôt,
Dans la seule Loi, l'Éternel Retour.

(Poèmes marciens, 08/02/2010 ; Marc Novost, tous droits réservés)
(Acrylique sur toile : Silence, Violette Prems, 25/09/2010, tous droits réservés)