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27/05/2010

Soleil sur la mer

 poésie,soleil sur la mer

Écoute le chant de la Nuit
Planer sur l’onde encore calme
Autour d’un navire qui s’enfuit
Lourd d’épices et d’huile de palme

Voilà monter une lueur
Qu’étouffe la brume marine
Comme le feu des naufrageurs
S’éteint aux cloches de matines

L’Océan s’étire lentement
Il gonfle ses muscles un à un
Éveillé par l’Astre naissant
Fait le dos rond tel un félin

Éclats de vert sur l’horizon !
L’Astre, iridescente opale
Sous la caresse de son rayon
Apaise le fier animal

Bien vite l’instant de trêve s’enfuit
Et la couronne sinople
Retombe au ventre de la Nuit
Par-delà Constantinople

Au front altier de Phoebus brille
Un nouveau diadème orangé
Et le céleste aurige étrille
Les nues au voile déchiré

Pris d’une jalouse colère
L’Océan lance ses coursiers
L’écume blanche de leur crinière
Flotte sur les lames d’acier

L’élan des cavales furieuses
Se brise sur la herse d’or
Que la Lumière victorieuse
Dresse en un fabuleux décor

Dans leur immense écrin d’azur
Se déplient les ailes de Gloire
Tandis qu’à l’ombre des masures
Déjà les hommes aspirent au soir

(Poèmes marciens, 27/05/2010 ; Marc Novost, tous droits réservés)
(Acrylique sur toile : Soleil sur la mer, Violette Prems, 30/03/2010, tous droits réservés)

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