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02/07/2009

Dans la Sorgue, une vouivre

Impératrice de la Venise comtadine
Tu règnes sur mes songes comme sur les flots l'ondine
De tes yeux immenses pour échapper à la nasse
Mon regard se perd emporté par l'eau qui passe

L'algue qui danse - ô chevelure serpentine
Parée de mille diamants sur l'aigue éméraldine
La truite, la feuille rougie menée en tourbillon
Dans le courant cristallin m'emportent au fond

Ni la brise qui agite la verte frondaison
Ni ce battement d'ailes posé comme un frisson
Rien ne vient troubler ma calme et douce torpeur,
Que cet infime espoir qui palpite en mon cœur

Les fayes t'ont donné des ailes, dragon migrateur,
Déjà tu t'envoles pour les Îles ou l'Argentine

Pour moi, nul voyage - un destin couleur caillasse
Inerte et lourd, las je me meurs, attendant matines

(Poèmes marciens, 02/07/2009 ; Marc Novost, tous droits réservés)

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