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19/11/2012

Prière à Héphaïstos

Comment dire à un petit animal blessé,
Quand toute la trame de son existence
Est tressée de cris, de pleurs et de violences,
Tous les bons soins que l'on voudrait lui prodiguer ?

Si les mots n'existent pas, je veux les forger
En fondant les pesants maillons de ses chaînes,
Et j'en ornerai son âme souveraine,
Ceignant d'un filet d'argent son front apaisé

Ô Héphaïstos, ouvre tes foyers ardents
Au poëte, et prête-lui ton enclume,
Que de son poing rageur, il frappe sa plume !

Donne-lui le marteau, dont le rythme tintant
Brisera de son chant saccadé, haut et clair,
Les sombres anneaux d’un petit animal fier

(Poèmes marciens, 19/11/2012 ; Marc Novost, tous droits réservés)

16/11/2012

Les Dioscures

Mon ciel brille de deux soleils
Quand l’un m’apporte l’aurore,
L’autre allume mon couchant

Vois ! Je dois cette merveille
Aux jeux de Pollux et Castor
Tout de vert vêtus, c’est charmant

Les demi-dieux se sont parés
Du jade de tes yeux, si pur
Qu’on croirait leurs aubes taillées
Dans un voile tissé d’Azur

Et, complice gémellité,
Les feux follets des Dioscures
S’égaillent sur ta peau ambrée,
Guidant ma main sous tes guipures

(Poèmes marciens, 16/11/2012 ; Marc Novost, tous droits réservés)